Après quelques verres, le buveur peut ressentir de nombreux effets : il se sent plus calme, il devient très loquace, la gêne disparaît, il se sent un peu étourdit. Plus il boit, plus les effets augmentent et peuvent devenir indésirables : l'étourdissement se transforme en mal de tête, le calme en nausée et la parole en balbutiement...
Rythme cardiaque et pression sanguine:En petite quantité, l'alcool accroît le rythme cardiaque et la pression, mais les diminue lorsque consommé de façon excessive.
Reins: Lors de la consommation d'alcool, on doit uriner beaucoup plus souvent.
Estomac: Les parois de l'estomac peuvent subir une inflammation ou des hémorragies et le buveur souffre souvent de nausée.
Peau: Même si la peau se réchauffe, le corps perd de sa chaleur.
L'alcool altère la plupart des fonctions cérébrales, ce qui réduit temporairement l'aptitude à réfléchir, voir, agir. Il affecte plusieurs aspects qui sont nécessaires à la «survie» d'une personne:
Jugement: L'alcool, même consommé en petite quantité, réduit l'aptitude à penser et à prendre des décisions.
Réaction: Plus on boit, plus le temps de réaction augmente (les réflexes diminuent).
Coordination: L'alcool affecte la coordination physique et empêche de bien coordonner les mouvements.
QUELQUES CONSÉQUENCES À LONG TERME DE L'ABUS D'ALCOOL
Tout le monde sait que l'abus d'alcool donne des maux de tête et provoque des vomissements. Mais l'alcool peut aussi endommager le coeur, le foie, les reins, le cerveau et l'estomac. Il peut provoquer des pertes de mémoire et même certains types de cancer.
Foie: L'alcool impose au foie un effort accru et peut l'endommager.
Cerveau: L'alcool altère la plupart des fonctions cérébrales; il a pour effet de couper la communication entre les cellules nerveuses et détruit un certains nombres de cellules cérébrales. Il réduit la concentration, la mémoire, l'ouïe et la vue. À long terme, ces facultés peuvent être endommagées de façon permanente.
Bébé: L'alcool que boit une femme enceinte passe dans le sang qui irrigue le foetus. En cas d'abus, l'enfant risque d'avoir des problèmes physiques ou mentaux à la naissance.
Esprit: Le buveur qui consomme de l'alcool de façon excessive développe un sentiment de dépendance psychologique et ressent le besoin de boire, souvent pour fuir le monde réel. Ces buveurs, en état d'ébriété, ne veulent pas être confrontés à la réalité et peuvent devenir violent avec les gens de leur entourage.
L'une des pires conséquences de l'alcoolisme chronique est la tolérance que développent les buveurs. Le syndrome de retrait (état de manque) est une sensation désagréable que ressentent les buveurs privés d'alcool - maux de tête, nausées, nervosité, confusion. Il est très difficile de surmonter cette sensation, et un alcoolique qui a cessé de boire sera toujours considéré comme étant en sursis.